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Rentrée 2026 : les nouveautés comptables à connaître

1. Facturation électronique : le compte à rebours est lancé
C’est L’échéance de cette rentrée. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Un PDF envoyé par e-mail ne suffit plus.
Pour l’émission, le calendrier est progressif selon la taille de l’entreprise :
Grandes entreprises et ETI : obligation d’émettre des factures électroniques et de réaliser du e-reporting dès le 1er septembre 2026.
PME, TPE, indépendants et micro-entrepreneurs : réception obligatoire dès septembre 2026, mais un délai supplémentaire jusqu’au 1er septembre 2027 pour l’émission.
Même les micro-entrepreneurs en franchise de TVA sont concernés côté réception. Les entreprises qui n’auraient pas encore vérifié la conformité de leur logiciel de facturation, ni ajouté les nouvelles mentions obligatoires liées à cette réforme, ont donc tout intérêt à s’en occuper sans attendre.
2. Le nouveau plan comptable général entre en vitesse de croisière
La réforme du PCG (règlement ANC n°2022-06) est en vigueur depuis le 1er janvier 2025, mais 2026 est la première année où ses effets se font sentir pleinement, notamment lors des clôtures et des dépôts de comptes. Parmi les changements structurants :
Un plan de comptes unifié, qui fait disparaître les anciennes distinctions entre présentation abrégée et développée.
Une définition plus stricte du résultat exceptionnel, désormais réservé aux opérations réellement rares et significatives.
Des ajustements mécaniques de certains ratios financiers, liés non pas à un changement de situation de l’entreprise, mais à la nouvelle présentation des comptes. Il peut être utile d’anticiper la question avec son banquier avant une révision de ligne de crédit.
. Une nouvelle rubrique au bilan : « autres fonds propres »

Depuis le 1er janvier 2026, le règlement ANC n°2024-07 introduit une rubrique obligatoire intitulée « autres fonds propres », à insérer au passif du bilan entre les capitaux propres et les provisions. Ce texte vise à mieux distinguer certaines dettes de quasi-fonds propres et concerne l’ensemble des entreprises, indépendamment de leur taille.

Cette nouvelle catégorie intermédiaire regroupe les ressources qui ne sont ni de strictes dettes ni des capitaux propres classiques :
  • Titres participatifs : Émissions spécifiques de titres de créance dont la rémunération dépend de l’entreprise.
  • Avances conditionnées : Aides publiques ou subventions dont le remboursement dépend de la réalisation de conditions précises de succès.
  • Droits du concédant : Biens ou montants liés aux contrats de concession.
  • Fonds non remboursables : Apports ou subventions sans obligation de restitution. 
4. Crypto-actifs : un cadre comptable aligné sur MiCA

Toujours en janvier 2026, l’Autorité des normes comptables a adopté le règlement n°2026-01 relatif à la comptabilisation des crypto-actifs. Il aligne le référentiel français sur le règlement européen MiCA et modernise le vocabulaire employé (le terme « jetons » disparaît au profit de « crypto-actifs »). Les entreprises détenant ce type d’actifs doivent revoir leur méthode de comptabilisation en conséquence.

Un article spécifique paraitra bientôt.

5. Loi de finances 2026 : ce qui change côté fiscal
Publiée à la mi-février 2026, la loi de finances comporte plusieurs mesures qui viennent directement impacter la comptabilité des entreprises, parmi lesquelles :
Un rehaussement de l’ancienne taxe sur les véhicules de société (ex-TVS).
L’instauration d’une nouvelle taxe visant les holdings.
Des ajustements sur l’impôt sur les sociétés.
Ces mesures s’ajoutent aux évolutions doctrinales de 2025 sur la CVAE et la récupération de la TVA sur les véhicules de tourisme, qui continuent de produire leurs effets.

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