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SMIC et Minimum Garanti

Définitions

1/ SMIG ou MG

C’est dans le contexte du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 que le SMIG voit le jour, du moins dans l’esprit. La Nation devant désormais assurer « à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement » en leur garantissant « la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et le loisir« . Alors que les prix flambent, cette sécurité matérielle passe pour des millions de travailleurs par une rémunération minimale garantie. Dès l’entrée en guerre de la France en 1939, un certain nombre de dispositions avait été mis en œuvre réglementation sur la circulation des devises et le commerce de l’or mais aussi le très impopulaire blocage des salaires. En 1950, il est temps de revenir à la liberté des salaires – liberté surveillée par les pouvoirs publics et prenant en compte face à une inflation endémique d’après-guerre, le budget de référence d’un ménage dont le célèbre panier de la ménagère sera l’un des constituants. Le SMIG ne concernera pas les départements et territoires d’outre-mer, ni les départements de l’Algérie alors française. Il existera deux SMIG, l’un pour les régions fixé à 64 francs, l’autre pour Paris et la région parisienne d’un montant de 78 francs. Il s’agit ici de SMIG horaires.

Aujourd’hui, il s’agit d’une valeur de référence, un indicateur servant à l’évaluation des frais professionnels, des avantages en nature comme les repas (à ne pas confondre avec les frais de repas ou les tickets restaurant) ou le logement (logement de fonction), mais aussi des aides sociales. Il est indexé sur l’indice national des prix à la consommation, des ménages urbains, ouvriers ou employés.

À la différence du Smic ou du RSA, le minimum garanti n’est pas un revenu minimum, mais il intervient dans le calcul des aides sociales. Il est applicable en métropole mais aussi en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon.

2/ SMIC

Le Smic (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) correspond au salaire horaire minimum légal en dessous duquel le salarié ne peut pas être rémunéré.
Il s’applique à tous les contrats de travail et à tout salarié majeur, quelle que soit la forme de sa rémunération (au temps, au rendement, à la tâche, à la pièce, à la commission ou au pourboire).
Voir les montants mis à jour sur le lien https://cutt.ly/sgNNBPV